Depuis des décennies, de nombreuses réflexions sont menées sur les technologies dites « durables » et accessibles à tous. Dans une optique de durabilité, les innovations « low-tech », par opposition au « tout high-tech », s’inscrivent dans une démarche qui questionne nos besoins réels, interroge nos modes d’organisation territoriale et renouvelle nos imaginaires : il s’agit de développer des produits et services les moins intensifs et complexes en technologie et de limiter les impacts environnementaux induits dans les usages, les comportements et les modes de consommation.
Innovation « low-tech » ?
Une approche systémique de l’innovation, repensée au regard des usages réels et de sa capacité à transformer la société par de moindres intensité et complexité technologiques et à produire de la résilience territoriale.
L’innovation « low-tech » prend comme point de départ l’usage et la durabilité en repensant l’innovation d’abord sous contrainte de ressources puis, éventuellement, sous contrainte de coût, pour développer des produits et des services plus simples, plus sobres en ressources et en énergie, plus facilement recyclables, sans perte de matière et mieux proportionnés aux besoins satisfaits. Elle peut aussi conduire à se passer du produit ou du service lui-même par une transformation sociétale ou organisationnelle (la production locale pour éviter le transport, etc.). Elle vise donc à construire une stratégie plus globale, plus systémique, davantage centrée sur les usages, dans un souci de qualité, de soutenabilité et de résilience maximales.